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Les résidents


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Thomas Lacôte
Septembre 2021

La résidence de Thomas Lacôte à la Maison Messiaen du 7 au 11 septembre, sera l’occasion de finaliser sa composition pour voix et orchestre destinée à l’Orchestre des Pays de Savoie et de travailler à une nouvelle création pour le projet « Nouveaux Horizons » à Aix-en-Provence porté par Renaud Capuçon.

+Thomas Lacôte

Thomas Lacôte a été formé au CNSMD de Paris où il obtient entre 2003 et 2006 cinq prix mention très bien et un Diplôme de Formation Supérieure. Auparavant professeur d’écriture et d’analyse au CRR d’Aubervilliers-La Courneuve et au Pôle supérieur 93, il a également été assistant de la classe d’analyse supérieure de Michaël Levinas. Nommé par concours titulaire du Grand-Orgue de la cathédrale de Bourges à l’âge de vingt ans, il devient ensuite organiste titulaire-adjoint du Grand-Orgue de la Trinité à Paris en 2011, instrument qui fut pendant plus de 60 ans celui d’Olivier Messiaen. Il est invité à se produire sur les instruments les plus divers, associant répertoire, musique contemporaine et improvisation.
Son œuvre de compositeur, qui fait la part belle à l’orgue et à la voix, est défendue notamment par les organistes Ghislain Leroy, Bernhard Haas, Yoann Tardivel, la Maîtrise Notre-Dame de Paris, l’ensemble vocal Aedes, mais aussi les saxophonistes Lars Mlekusch, Joonatan Rautiola et Antonino Mollica. Un premier enregistrement monographique à la Trinité est paru en 2013 sous le titre « The Fifth Hammer » (Ed. Hortus).
Thomas Lacôte consacre ses activités de recherche à l’étude des processus de composition, ainsi qu’à la musique d’orgue du XXe siècle, et mène également un travail d’ampleur sur la musique d’Olivier Messiaen, en collaboration avec Yves Balmer et Christopher Brent Murray.
Il est lauréat du prix Simone et Cino del Duca 2012 de l’Académie des Beaux-Arts.


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Roger Muraro@V. Catala

Roger Muraro
Août 2021

Roger Muraro est en résidence à la Maison Messiaen du 25 au 29 août pour plusieurs jours de master classes avec ses étudiants, dans les traces d’Olivier Messiaen.

+Roger Muraro

Roger Muraro entreprend dans sa ville natale de Lyon des études de saxophone avant de faire ses gammes au clavier en autodidacte. À dix-neuf ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul qui fait l’unanimité de la critique.
Doté d’une technique éblouissante, son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité. Son art à la fois onirique et lucide, imaginatif et rigoureux s’applique tout autant à Moussorgski, Ravel, Albéniz, Rachmaninov, Debussy, qu’à Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann dont il sait dégager l’émotion, les couleurs, le romantisme à fleur de peau et les ambiances sonores.
Éclectique, ouvert sur un monde musical sans frontière, il dispense son expérience de pianiste et son savoir de pédagogue aux étudiants du CNSMD de Paris.

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Jean-François Heisser ©T. Chapuzot

Jean-François Heisser
Août 2021

La résidence de Jean-François Heisser, du samedi 14 au mardi 17 août 2021 à la Maison Messiaen, s’inscrit en amont de ses trois concerts « España » au Festival Berlioz 2021, pour un travail de répétition.

+Jean-François Heisser

« Artiste complet », l’expression prend tout son sens avec Jean-François Heisser, pianiste, chef d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la curiosité sans cesse en éveil. Héritier de Vlado Perlemuter, Henriette Puig-Roget et Maria Curcio, il a lui-même enseigné le piano de 1991 à 2016 au CNSMD de Paris.
Son activité est aujourd’hui partagée entre une carrière de soliste, de directeur musical de l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine depuis 2001, de chef invité, et de directeur artistique pour différentes structures et programmations de premier plan.
En tant que soliste, il joue sous la direction des plus grands chefs et se produit fréquemment en récital avec une prédilection pour Beethoven, Brahms, Chopin, le répertoire espagnol et bien sûr les grands compositeurs français d’hier et aujourd’hui. Il a également beaucoup défendu les œuvres du XXe siècle et la création contemporaine.


Isabelle Druet et Anne Le Bozec
Juillet 2021

Du 26 au 28 juillet, Isabelle Druet et Anne Le Bozec viendront répéter Harawi d’Olivier Messiaen à la Maison Messiaen, en amont de leur concert au Festival Messiaen au pays de la Meije le jeudi 29 juillet à 21h à l’église de La Salle les Alpes.
https://www.festival-messiaen.com/detail-concert-messiaen-fr/302-harawi.html
Fréquent dans le folklore péruvien, le « harawi » est un chant d’amour et de mort ; un amour irrésistible et profondément passionné, qui va jusqu’à la mort des deux amants. Olivier Messiaen trouve matière à explorer le mythe de Tristan et Yseult – ici, Yseult s’appelle Piroutcha.

+Isabelle Druet

Isabelle Druet est l’une des mezzo-sopranos les plus appréciées de sa génération. Elle passe avec un égal bonheur de l’opéra au récital et traverse les siècles de Monteverdi à Britten avec une aisance déconcertante.
Musicienne au parcours atypique, elle se forme d’abord au théâtre, puis fait ses premières armes de chanteuse dans les musiques actuelles et traditionnelles, tout en étudiant parallèlement le chant au CNSMD de Paris. S’ensuivent rapidement de nombreuses récompenses (« révélation classique » 2007 de l’ADAMI, lauréate du prestigieux Concours Reine Elisabeth 2008, Révélation des « Victoires de la musique classique 2010 », Rising Star 2013) et des engagements dans les plus grandes maisons d’opéra et auprès des ensembles les plus reconnus. On a pu l’entendre notamment à l’Opéra national de Paris, au Grand Théâtre du Luxembourg, au Théâtre des Champs-Elysées, à l’Auditorium de Lyon, au Barbican Center de Londres, à la Philharmonie de Berlin ou encore au Festival Berlioz.

+Anne Le Bozec

Le piano d’Anne Le Bozec est décrit comme doué d’âme, parlant, élégant, d’une éloquence limpide.
Née au sein d’une famille éprise d’arts, elle vient dès sa prime enfance à une large pratique artistique. Musique, mais aussi dessin, création plastique, littérature et poésie l’accompagnent en permanence. Cet intérêt pour une pluralité de formes artistiques se retrouve dans son parcours. Pianiste évidemment, mais musicienne avant tout aimantée par le partage : celui, évident, de la musique de chambre avec tous instruments ; celui, bouleversant, du texte poétique par la mélodie et le Lied ; celui du dramaturge par une constante réinvention de l’orchestre au piano, notamment dans l’oratorio et l’opéra ; et de multiples appels depuis le piano vers la danse, le mime, le cinéma muet.
Anne Le Bozec enseigne depuis 2005 l’accompagnement vocal au CNSMD de Paris. Par ailleurs, elle co-dirige avec Alain Meunier les Fêtes Musicales de l’Aubrac.


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Michel Béroff
Juillet 2021

Du 22 au 25 juillet, Michel Béroff sera présent à la Maison Messiaen dans le cadre de l’ouverture du Festival Messiaen au pays de la Meije. Il est l’invité du festival pour une carte blanche en deux récitals à l’église de Saint-Théoffrey, le vendredi 23 juillet 2021 à 11h et 16h. Ses deux concerts, réunissant des œuvres de Messiaen, Murail, Debussy, Janáček, Benjamin et Takemitsu, évoquent des atmosphères, des couleurs, la nature et les oiseaux de Messiaen.

Concert 1 : https://www.festival-messiaen.com/detail-concert-messiaen-fr/280-carte-blanche-a-michel-beroff-1-2.html
Concert 2 : https://www.festival-messiaen.com/detail-concert-messiaen-fr/282-carte-blanche-michel-beroff-2-2.html

+Michel Béroff

Diplômé du CNSM de Paris en 1966, Michel Béroff remporte l’année suivante le premier Prix du Concours international Olivier Messiaen. Il est depuis considéré comme l’un des plus importants interprètes de ce compositeur. Michel Béroff sera présent à la Maison Messiaen dans le cadre de l’ouverture du Festival Messiaen au pays de la Meije, où il est invité pour
Sa carrière l’a mené dans le monde entier, jouant avec les orchestres les plus prestigieux et sous la direction de chefs tels qu’Abbado, Barenboim, Bernstein, Boulez, Dohnanyi, Dorati, Dutoit, Eschenbach, Gielen, Inbal, Jochum, Leinsdorf… Ses activités de chambriste l’ont amené à collaborer activement avec Martha Argerich, Barbara Hendricks, Jean-Philippe Collard, Lynn Harrell, Augustin Dumay, Pierre Amoyal. Professeur émérite du CNSMD de Paris où il a enseigné pendant 25 ans, Michel Béroff donne régulièrement des master classes dans le monde entier. Sa riche discographie comporte plus d’une cinquantaine d’opus, parmi lesquels l’œuvre complète pour piano et orchestre de Liszt, Prokofiev et Stravinsky sous la direction de Seiji Ozawa et Kurt Masur.


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Frédéric Durieux
Juillet 2021

Du 9 au 16 juillet, Frédéric Durieux terminera à la Maison Messiaen une œuvre intitulée Attan’Datte 2 (2020-21) pour voix de Nô et quatuor à cordes sur un poème de Nobuo Ayukawa, commande de Radio France pour l’émission Création mondiale dont la productrice est Anne Montaron. L’enregistrement sera effectué à l’automne 2021 et diffusé durant la saison 2021-22. Les interprètes seront Ryoko Aoki et le Quatuor Tana.
L’intérêt de Frédéric Durieux pour la culture japonaise provient de l’écoute des Sept Haïkaï de Messiaen. Le mouvement Gagaku l’avait intrigué et amené à écouter la musique traditionnelle japonaise, puis à s’intéresser à la culture de ce pays. C’est ainsi, au fil des ans, qu’il a découvert la poésie de Ayukawa. La rencontre avec Ryoko Aoki remonte à 2013, lors de son premier voyage au Japon. Connaissant son intérêt pour le théâtre Nô, Ryoko Aoki a souhaité le rencontrer dans son studio de travail, marquant le début de leur collaboration.

+Frédéric Durieux

Né en 1959 à Paris, Frédéric Durieux étudie au CNSMD de Paris dans les classes d’Ivo Malec (composition) et de Betsy Jolas (analyse). Il complète sa formation en informatique musicale à l’Ircam et de 1987 à 1989, il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Depuis 1983, il a reçu de nombreuses commandes et ses œuvres sont jouées dans le monde entier.
Il revendique la place essentielle de l’écriture dans son travail : langage très structuré, fermeté de l’articulation, raffinement de la couleur. Il marque une prédilection pour la poésie d’Yves Bonnefoy ou d’Emmanuel Hocquard et établit des relations étroites entre poésie et musique.
Frédéric Durieux enseigne l’analyse au CNSMD de Paris à partir de 1990 avant d’être nommé professeur de composition en 2001. Il donne également des conférences et master classes de composition et d’analyse en France et à l’étranger.


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Denis Cuniot
Juillet 2021

Denis Cuniot sera rejoint à la Maison Messiaen par Bruno Girard, Benoît Giffard et Naami Mabanda avec qui il forme le Cuniot Kuartet Klezmer. Cette résidence sera l’occasion de travailler à leur nouveau projet « Chpetsial Klezmer » prévu pour la saison 2021-2022, autour d’un répertoire klezmer rempli de tendresse et de délicatesse.
Chpetsial Klezmer est une traversée de mélodies yiddish et klezmer inspirées par l’Histoire, interprétées et re-créées par une formation où les cordes, violon et violoncelle, dialoguent entre elles et se marient avec tous les modes de jeux de Denis Cuniot.
Un concert où la nostalgie est envahie et dépassée par les rythmes tsiganes et klezmer des Balkans portés par le tapan. Une création où le groove de la percussion et les sonorités classiques des cordes permettent au piano de Denis Cuniot d’être plus « libre » que jamais.

+Denis Cuniot

Après une solide formation classique, Denis Cuniot mène en parallèle une carrière de professeur de musique puis de directeur de conservatoire et de pianiste dans le domaine du jazz et des musiques improvisées. A partir de 1983, il est l’un des principaux initiateurs du renouveau et de la reconnaissance de la musique Klezmer en France en co-fondant un duo avec Nano Peylet (clarinettiste du groupe Bratsch). Sa discographie dans le domaine des musiques klezmer et yiddish comporte 12 albums. Il enregistre en particulier avec Yom, Nano Peylet, Bruno Girard et en solo. Il travaille également régulièrement avec Michèle Tauber et David Konopnicki. Il a été récompensé par le Prix Max Cukierman (2016), le Prix Francine et Antoine Bernheim pour les Arts de la Fondation Renée et Léonce Bernheim sous l’égide de la Fondation du Judaïsme Français (2009), le Coup de cœur musique du monde de l’Académie Charles Cros pour le disque solo Confidentiel Klezmer (2007). Pour le cinéma, il a composé récemment la musique du film de Robert Bober Vienne avant la nuit, du film d’Arnaud Sauli sur Aharon Appelfeld Le Kaddish des orphelins, du film Les Yatzkan d’Anna-Celia Kendall-Yatzkan ainsi que la musique du film Éditeur de Paul Otchakovski-Laurens.


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Yves Balmer
Juin 2021

Après Faire surgir la lumière (https://www.youtube.com/watch?v=qsaIIoYvXw0), pour violoncelle solo (2020) et Noir-Lumière, pour alto et piano (2020), commande du CNSMDP, Yves Balmer achève un cycle de compositions consacrées à une méditation sur l’œuvre de Pierre Soulages avec Trio outrenoir, commande du trio Zeliha, formé par Manon Galy, violon, Maxime Quennesson, violoncelle, et Jorge Gonzalez Buajasan, piano. Sa résidence à la maison Messiaen, du 14 au 21 juin, lui permettra de parachever la composition de ce trio, dont la création aura lieu au cours de la saison 2021-2022.

+Yves Balmer

Yves Balmer est depuis 2008 professeur d’analyse musicale au CNSMD de Paris où il a parachevé sa formation en obtenant six prix entre 2000 et 2005 puis deux certificats d’aptitude. Également agrégé et docteur de l’université, il a enseigné à l’Ecole normale supérieure de Lyon de 2004 à 2018. Spécialiste d’Olivier Messiaen et de la musique en France au XXe siècle, il est l’auteur de six livres (notamment Le modèle et l’invention : Olivier Messiaen et la technique de l’emprunt avec Thomas Lacôte et Christopher Brent Murray aux éditions Symétrie) et d’une trentaine d’articles universitaires publiés dans les meilleures revues du domaine. Il a été rédacteur en chef de la Revue de musicologie et co-dirige une collection de livres aux presses de la Sorbonne.
Yves Balmer mène également une carrière de compositeur. Dans sa musique, il exprime de manière sensible sa fascination pour le monde sonore et sa fragilité, au moyen d’une virtuosité instrumentale qui met en avant la recherche sur le son et ses états transitoires.


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Brice Fournier
Mai 2021

Du 17 au 24 mai 2021, Brice Fournier, étudiant en musicologie à l’Université de Paris-Sorbonne est en résidence à la Maison Messiaen. À cette occasion, il poursuit la rédaction de son mémoire de recherche portant sur l’utilisation du registre suraigu dans compositions d’Olivier Messiaen, tout en s’intéressant au lien qu’entretiennent ces lieux à l’imaginaire sonore évoqué à travers les œuvres du compositeur français. À ce titre, une rencontre avec les élèves et les professeurs de l’école de musique de La Mure est prévue à l’issue de la résidence.

+Brice Fournier

Né en 1999, Brice Fournier a suivi au CRR de Saint-Étienne les cours de flûte à bec de Gwénaël Bihan, de formation musicale en musique ancienne de Myriam Ropars et de composition de Pascale Jakubowski. Après avoir obtenu son baccalauréat littéraire spécialité musique et sa licence de Musicologie à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne, celui-ci est actuellement en master recherche de Musicologie à l’université Paris-Sorbonne, où il travaille sous la direction de Jean-Marc Chouvel sur l’utilisation du registre suraigu dans la production d’Olivier Messiaen. Ses centres d’intérêt pour la recherche se portent plus spécifiquement sur la musique française et la musique du XXe siècle.


Quatuor Hanson et Victoire Bunel
Mars 2021

Fondé en 2013 à Paris, le Quatuor Hanson n’a de cesse d’explorer la richesse du répertoire du quatuor à cordes. Dans le cadre de sa résidence à la Maison Messiaen, le quatuor convie Victoire Bunel, mezzo-soprano passionnée par le genre de la mélodie, pour travailler un programme de concert « Mélancholia » autour d’œuvres de Joseph Haydn, Anton Webern, Paul Hindemith, Henri Dutilleux, Ottorino Respighi et… Hector Berlioz !

Les musiciens iront en fin de résidence à la rencontre d’élèves de 6ème du collège Vallon des Mottes à La Motte d’Aveillans pour présenter leur travail de la semaine, échanger et transmettre leur passion de la musique.

Une résidence menée en coproduction P3A – La Belle Saison / AIDA – Maison Messiaen

+Quatuor Hanson

Anton Hanson, violon
Jules Dussap, violon
Gabrielle Lafait, alto
Simon Dechambre, violoncelle

Le Quatuor Hanson se fonde en 2013 à Paris. Depuis, les quatre musiciens n’ont de cesse d’explorer la richesse du répertoire du Quatuor à cordes et la force de cette formation qui offre des possibilités de recherches musicales et humaines essentielles et inépuisables.

Ils enregistrent leur premier album au sein du Label Aparté en 2019, un double disque consacré à Joseph Haydn. Ce compositeur qui représente le point d’ancrage du répertoire pour quatuor accompagne les Hanson depuis ses débuts, et l’inventivité de sa musique est pour eux un terrain de jeu sans cesse renouvelé. Ce double album en forme de portait éclectique de Haydn met en relief sa modernité et la diversité de ses quatuors ; ce premier disque est récompensé d’un Diapason d’Or, du Choc de Classica, du Qobuzissime et du Choix de France Musique et a été vivement salué par la presse internationale (The Strad, Ongaku Geijutsu, The Classic Review…)

Le Quatuor Hanson a créé son identité en explorant des horizons différents en travaillant notamment avec des maîtres autrichiens comme Hatto Beyerle et Johannes Meissl, et aussi grâce à l’inspiration de l’école française auprès des Quatuors Ebène et Ysaye. Ensemble à la curiosité aiguisée, le quatuor Hanson se passionne également pour des compositeurs de son temps tels que Toshio Hosokawa, Wolfgang Rihm, ou encore Mathias Pintscher dont ils interprètent la première française de Figura IV au Festival de l’IRCAM. Ils enregistreront en live la pièce saisissante « Black Angels » pour quatuor amplifié de George Crumb en août 2020 au Festival de Deauville. Ils se plaisent également à provoquer des rencontres anachroniques entre des compositeurs de différentes époques et aiment proposer des programmes où ces contrastes éclairent les œuvres d’une manière nouvelle et inattendue.

Le Quatuor Hanson a remporté de nombreux prix internationaux notamment aux Concours de Genève, J. Haydn à Vienne et Lyon. Il est soutenu par la fondation Singer-Polignac où les musiciens sont en résidence, par la Fondation Corde Sensible (Fondation de France) et ils sont lauréats de la Fondation Banque Populaire.

Ils poursuivent une carrière internationale en se produisant à l’Auditorium du Louvre au Wigmore Hall à Londres, à la Philharmonie de Paris, au Victoria Hall de Genève, à l’ORF Kulturhaus à Vienne et jouent régulièrement en Asie. L’enrichissement qui résulte de la rencontre avec d’autres artistes est pour eux primordial, ils partagent régulièrement la scène avec des musiciens comme Bertrand Chamayou, Edgar Moreau, Adam Laloum, Pierre Genisson, Bruno Philippe, Vadim Kholodenko, ou encore Guillaume Bellom.

+Victoire Bunel, mezzo-soprano

Reconnue pour la richesse de son timbre et sa grande musicalité, Victoire Bunel reçoit enfant une formation musicale d’excellence à la Maîtrise de Radio France (dir. Toni Ramon). Elle intègre ensuite le Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs (dir. Laurence Equilbey), passe une année Erasmus à Londres à la Royal Academy of Music et sort diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) dans la classe de Valérie Guillorit en juin 2018.

Victoire Bunel a marqué les dernières saisons par ses prises de rôle de Jenny dans L’opéra de Quat’sous de Kurt Weill au Shoreditch Town Hall à Londres, de Théone dans Phaéton de Lully avec Le Poème Harmonique à Perm (Russie) et à l’Opéra Royal de Versailles (dir V. Dumestre, mise en scène B. Lazar), de Maria dans Maria de Buenos Aires de Piazzolla à la Bienale de Venise, de Paula dans Le Miroir d’Alice de T. Nguyen à l’Opéra de Reims, d’Amando dans Le Grand Macabre de Ligeti à la Philharmonie de Paris avec l’Ensemble Intercomtemporain ainsi que dans celui de Siegrune dans Die Walküre de Wagner à l’Opéra de Bordeaux et de Didon dans Didon et Enée de Purcell au Stift Festival aux Pays-Bas. On a aussi pu l’entendre à plusieurs reprises à la Philharmonie de Paris (avec Daniel Harding, Matthias Pintscher ou encore Jean-François Hesser), à la Halle aux Grains de Toulouse et au Théâtre du Capitole.

Cette saison et parmi ses projets, Victoire Bunel chantera les rôles de Sirène dans Coronis de Duron avec le Poème Harmonique pour 15 représentations (Opéra de Lille, Limoges, Rouen, Amiens, Caen et à l’Opéra-Comique), de Jean dans Le Portrait de Manon de Massenet à l’Opéra de Limoges, de Karolka dans Jenufa de Janacek au Théâtre du Capitole de Toulouse où elle fera également un récital dans le cadre des Midis du Capitole. Elle participera à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence 2020. La saison prochaine, elle fera entre autres ses débuts en Mélisande dans Pelléas et Mélisande au Théâtre du Capitole de Toulouse.

Son premier CD, enregistré avec Sarah Ristorcelli et avec la participation du Quatuor Elmire, est consacré à la mélodie française (Séverac, Fauré et Chausson). Il est sorti en magasin en janvier 2020 et est également disponible sur toutes les plateformes en ligne (Deezer, Spotify, Idagio, Qobuz…). On peut également entendre Victoire Bunel dans l’enregistrement CD et DVD de Phaéton de Lully capté à l’Opéra Royal de Versailles avec Le Poème Harmonique.


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Thomas Lacôte

Thomas Lacôte
Septembre 2020

Les activités musicales multiples de Thomas Lacôte associent composition, improvisation, interprétation, pédagogie et recherche. Il est titulaire du grand orgue de l’église de la Trinité, tribune qui fut celle d’Olivier Messiaen pendant 60 ans.
Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il est l’assistant de Michaël Levinas pendant six ans dans ce même établissement puis reprend en 2018 la direction de la classe d’Ecriture XXe-XXIe siècles.
Avec les musicologues Yves Balmer et Christopher Brent Murray, Thomas Lacôte mène depuis plusieurs années un important travail de recherche sur l’œuvre d’Olivier Messiaen, conduisant à la rédaction de l’ouvrage Le modèle et l’invention : Olivier Messiaen et la technique de l’emprunt (éditions Symétrie, 2017), récompensé par le Prix spécial du jury France Musique des Muses, et à la publication de plusieurs articles dans des revues internationales.
Pour sa résidence à la Maison Messiaen, Thomas Lacôte travaillera à la composition d’une nouvelle œuvre pour orchestre.

+Thomas Lacôte

Thomas Lacôte est titulaire du grand orgue de l’église de la Trinité, tribune qui fut pendant 60 ans celle d’Olivier Messiaen, après avoir été à partir de 2002 titulaire du grand orgue de la cathédrale de Bourges. Il est nommé en 2014 professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il fut pendant 6 ans l’assistant de Michaël Levinas. Formé dans ce même établissement, il y a obtenu 5 premiers prix entre 2002 et 2006.

Ses activités musicales multiples associent composition, improvisation, interprétation, pédagogie et recherche. Son cycle d’Etudes pour orgue (2006-2015) propose un renouvellement de l’approche de l’instrument en repensant les liens entre écriture et timbre. Parmi ses dernières œuvres, Torpeurs, pour deux voix et quatuor à cordes, commande de l’Académie du Festival d’Aix en Provence, créée durant le Festival 2015, Etude de transparence pour orgue à 4 mains, créée à Notre-Dame de Paris, et Rursum funde, pour ensemble, commande de Radio-France créée par l’ensemble Court-Circuit en 2016. En 2013 paraît chez Hortus un premier disque monographique, enregistré à la Trinité, intitulé « The Fifth hammer ». Ses oeuvres sont disponibles aux Editions Lemoine et chez Gérard Billaudot Editeur.

Parallèlement, il se produit régulièrement en concert sur les orgues les plus divers, associant répertoire et improvisation. En 2016, il est membre du jury du concours international d’improvisation à l’orgue de Haarlem (PB) et inaugure le cycle de concerts "La Fabrique de ll’orgue" de la Maison de Radio-France par un concert intitulé "L’orgue, laboratoire du compositeur". En 2017, il est l’invité du Festival de La Chaise-Dieu, donne le concert d’ouverture du festival KlangMixturen de Cologne, ainsi qu’une conférence et un récital pour le forum annuel du Royal College of Organists à Londres ; il intervient également lors de conférences au Festival Messiaen au pays de la Meije, et au congrès annuel de l’American Musicological Society (U.S.A.).

Avec les musicologues Y. Balmer et C. Murray, Thomas Lacôte mène depuis plusieurs années un important travail de recherche sur l’œuvre d’Olivier Messiaen, conduisant à la publication de plusieurs articles dans des revues internationales (XXth Century Music, Journal of the American Musicological Society) et la rédaction d’un ouvrage en préparation aux éditions Symétrie (Le modèle et l’invention : Olivier Messiaen et la technique de l’emprunt). En 2015, Thomas Lacôte co-dirige également la publication de Résonances Polyphoniques, Hommage à Michaël Levinas, ouvrage édité par le Conservatoire de Paris.

Son carnet de recherche en ligne, "Phtoggos", relie ses différentes activités au sein d’une même démache de recherche et de création en musique.

En 2012, Thomas Lacôte reçoit le Prix Del Duca de L’académie des Beaux-Arts-Institut de France. Ses travaux ont été soutenus par la Bourse des Muses, la Fondation des Treilles et la Fondation Robert et Marcelle de Lacour.

https://www.thomaslacote.com


Jérémie Rhorer
Août 2020

Né en 1973 à Paris, Jérémie Rhorer intègre en 1984 la Maîtrise de Radio-France où sa vocation de chef d’orchestre se révèle au contact de personnalités comme Sir Colin Davis et Lorin Maazel. Il poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans les classes de clavecin, d’analyse et de composition. Fondateur et directeur artistique de l’orchestre « Le Cercle de l’Harmonie », il est également l’invité des grands orchestres européens et américains, et poursuit un travail exigeant de composition parallèlement à la direction d’orchestre.
Après une première résidence en juin 2019, Jérémie Rhorer revient à la Maison Messiaen pour poursuivre la composition de son opéra Le Soldat de plomb d’après le conte d’Andersen, dont la création est prévue en février 2021 au Grand Théâtre de Genève.
Dans le cadre de sa résidence, il présentera son travail à des enfants de l’accueil de loisirs de La Motte-d’Aveillans.

Jérémie Rhorer

Né en 1973 à Paris, Jérémie Rhorer intègre en 1984 la Maîtrise de Radio-France où sa vocation de musicien se révèle au contact de personnalités comme Colin Davis et Lorin Maazel. Après des études de flûte traversière, de clavecin et d’écriture au CNR de Paris, il poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris dans les classes de clavecin, d’analyse et de composition. Chef d’orchestre et compositeur, Jérémie Rhorer est également le co-fondateur de l’ensemble « Le Cercle de l’Harmonie ».


Trio Karénine
Septembre 2019

En moins de dix ans, le trio Karénine s’est imposé comme une formation incontournable du paysage français. Après avoir remporté en 2013 le très prestigieux concours ARD de Munich, ils ont su imposer leur fougue et leur audace en développant constamment des liens entre les arts – des écrivains aux compositeurs – et entre les époques. Les fantômes de la musique allemande, de Ludwig van Beethoven à Johannes Brahms, hantent le programme qu’ils travailleront pendant cette résidence. Les trois intrépides interprètes font dialoguer le romantisme de Schumann et le répertoire contemporain. Deux figures puissantes de notre temps, Wolfgang Rihm et Franck Krawczyk, y citent les ombres de Schumann et de Beethoven en un voyage émouvant à travers l’histoire.
En partenariat avec la Belle Saison.

Trio Karénine

Paloma Kouider, piano
Fanny Robillard, violon
Louis Rodde, violoncelle

Fondé à Paris en 2009, le Trio Karénine a choisi de porter le nom de la célèbre héroïne de Tolstoï en référence à la fougue et l’élan vital qui la caractérise.
Très rapidement après leur rencontre, les trois musiciens intègrent la classe du Quatuor Ysaÿe au CRR de Paris. Une formation qui leur donne le goût de l’homogénéité du son commun, comme le cultivent les quatuors à cordes. Leur soif d’exigence et leur recherche stylistique les conduira par la suite sur les chemins d’autres grands musiciens : Menahem Pressler, Alfred Brendel, Hatto Beyerle, Ferenc Rados, Jean-Claude Pennetier, Johannes Meissl, Avedis Kouyoumdjian ainsi que les membres du Trio Wanderer, qui les guideront et nourriront leurs sensibilités de chambristes.
Ils auront la chance d’enseigner la musique de chambre au Royal Northern College of Music de Manchester en 2019/2020.
Premier prix du Concours Charles Hennen aux Pays-Bas, lauréat de la Fondation Banque Populaire, Prix de la Fondation Oulmont, Prix international Pro Musicis, le trio remporte en 2013 le prestigieux concours international de l’ARD à Munich, un
prix qui ouvre de nouvelles perspectives au jeune ensemble. Déjà habitué des scènes françaises (Pleyel, Auditorium du Louvre…), le trio investit alors les salles de concerts à l’étranger (Wigmore Hall de Londres, Salle Bourgie de Montréal, Herkulessaal et Prinzregententheater à Münich, Konzerthaus de Berlin, Leiszhalle de Hambourg, Auditorium de la Cité Interdite de Pékin, Palazetto Bru-Zane de Venise) et a le plaisir de faire ses débuts dans de prestigieux festivals (la Roque d’Anthéron, les Rencontres Musicales d’Evian, les Folles Journées de Nantes, Tokyo et Varsovie, les Flâneries Musicales de Reims, le Festival Chopin à Nohant…). La chaîne de télévision Arte invite également les trois musiciens à se produire dans sa série « Stars von Morgen » présentée par Rolando Villazon.
Le trio fait récemment ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam et à la Frick Collection de New York.
Heureux de collaborer avec d’autres artistes, le trio se produit avec Adrien La Marca, Marie Chilemme, Sarah Chenaf, Hélène Clément, Alena Baeva, Raphaël Sévère… notamment au sein des Festspiele Mecklenburg-Vorpommern (Allemagne) qui lui décerne le Nordmetall-Ensemble Preis 2015 pour son interprétation de la Truite de Schubert, aux côtés de Krzysztof Chorzelski (Belcea Quartet) et Laurène Durantel. Très impliqué dans le discours musical contemporain, le Trio Karénine est le dédicataire des « Allées Sombres » de Benoît Menut. Son répertoire inclut les oeuvres de Wolfgang Rihm, Philippe Hersant, Thierry Escaich ou Graciane Finzi, oeuvres qu’il a eu la chance d’aborder le plus souvent directement avec les compositeurs… Il créera au Festival de Salon 2019 un trio commandé au compositeur Jean-Frédéric Neuburger, ainsi qu’un trio de Franck Krawczyk dans le cadre de la Belle Saison durant la saison 2019/2020.
Le premier disque des Karénine, paru en 2016 pour la label Mirare et consacré aux trios de Robert Schumann, reçoit les meilleures critiques de la presse internationale, tout comme leur second disque qui met cette fois la musique française à l’honneur avec les trios de Fauré, Ravel et Germaine Tailleferre. Sorti au printemps 2018, ce disque a déjà reçu 5 étoiles Classica et 5 Diapasons.
Le Trio Karénine a reçu le soutien généreux de l’Académie de Villecroze, de la Fondation Culture et Musique sous l’égide de la Fondation de France et de la Fondation Banque Populaire. Il est également lauréat de la bourse du Festival « Musique et Vin au Clos Vougeot » et bénéficie du dispositif ADAMI 365.

Lise Viricel, soprano et Mélissa Dessaigne, pianiste
Juillet 2019

La soprano Lise Viricel et la pianiste Mélissa Dessaigne collaborent ensemble depuis plusieurs années. Elles ont notamment créé ensemble en 2016 un spectacle autour des correspondances de Mozart, et plus récemment, un programme autour de la poésie et de la musique française des XIXe et XXe siècle, en collaboration avec la flûtiste Catherine Puertolas. Elles s’intéressent tout particulièrement aux liens étroits entre poésie et musique, ainsi qu’à la découverte de nouveaux répertoires. Une récente rencontre avec la fille d’Henriette Puig-Roget les amènent aujourd’hui à interroger l’oeuvre de cette femme musicienne, amie intime d’Olivier Messiaen. La résidence qu’elles passeront à la Maison Messiaen leur permettra d’explorer le répertoire de cette musicienne aux multiples facettes : pianiste, organiste, compositrice, accompagnatrice à l’Opéra de Paris, pédagogue ... Elles commenceront par étudier un large corpus de partitions et manuscrits qui ne sont pour la plupart pas ou plus édités, afin de déterminer une première sélection de pièces pour soprano et piano, les jouer, entamer le cas échéant un travail d’édition, et à plus long terme, les enregistrer.

Lise Viricel

Lise Viricel débute le chant à 7 ans, et intègre rapidement La Maîtrise de l’Opéra National de Lyon, où elle étudie 8 ans. Cette école lui permet d’acquérir une bonne technique vocale, d’aborder un large répertoire et aussi d’apprendre le théâtre. Elle poursuit ensuite une double formation, avant tout musicale, mais également théâtrale. En 2008, elle intègre la classe de chant musique ancienne de Marie-Claude Vallin au CNSMD de Lyon, dans laquelle elle perfectionne sa technique soliste et chorale. En résidence, elle travaillera en duo avec une pianiste sur un projet autour du répertoire de la pianiste et organiste Henriette Puig-Roget, proche amie d’Olivier Messiaen.

Mélissa Dessaigne

Mélissa Dessaigne commence le piano à l’âge de 4 ans. Trois ans plus tard, elle interprète Le petit nègre de Claude Debussy dans l’émission « L’école des fans », où Abdel Raman el Basha souligne son assurance et son sens du rythme. Rapidement, elle intègre le Conservatoire de Saint-Etienne, où elle obtient ses prix de piano, formation musicale et musique de chambre. À 17 ans, elle est invitée par le Festival Piano Passion à donner son premier récital en soliste au théâtre de Roanne.

Son goût pour la musique d’ensemble et son sens de la communication l’amènent à se passionner pour l’accompagnement. Elle intègre la classe de Michel Tranchant, puis David Selig au CNSMD de Lyon, où elle obtient en juin 2014 un Master 2 avec mention Très Bien. Elle travaille lors de masterclasses auprès de grands chanteurs, pianistes et chefs de choeur, comme Rudolf Jansen, François Le Roux, Udo Reinemann, André de Quadros…

Ces dernières années, elle a travaillé en tant que chef de chant auprès de différentes structures comme la Maîtrise de la Loire, le Centre de la Voix à Lyon, et l’Opéra de Saint-Etienne où elle participe à plusieurs productions (Tosca, Werther, La Flûte enchantée…). Ses qualités de jeu et d’écoute, sa finesse et sa sensibilité, ainsi que la richesse de sa palette sonore font d’elle une pianiste recherchée. Elle collabore notamment avec la soprano Lise Viricel et la mezzo-soprano Célia Heulle, avec lesquelles elle a monté différents spectacles. Elle est invitée à se produire dans de nombreux festivals tel que le festival AMusikenVignes (Perpignan), le festival Musique et Jazz à Val Thorens et les Musicales en Revermont (Jura)...

Titulaire du Certificat d’Aptitude, elle enseigne le piano, la musique de chambre et l’accompagnement au Conservatoire de Bourgoin-Jallieu et dirige depuis 2014 l’ensemble vocal Cantabile à Francheville.


Jérémie Rhorer, compositeur et chef d’orchestre
Juin 2019

Travail d’écriture d’un « family opera » d’après le conte d’Andersen Le Petit soldat de plomb

Jérémie Rhorer

Né en 1973 à Paris, Jérémie Rhorer intègre en 1984 la Maîtrise de Radio-France où sa vocation de musicien se révèle au contact de personnalités comme Colin Davis et Lorin Maazel. Après des études de flûte traversière, de clavecin et d’écriture au CNR de Paris, il poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris dans les classes de clavecin, d’analyse et de composition. Chef d’orchestre et compositeur, Jérémie Rhorer est également le co-fondateur de l’ensemble « Le Cercle de l’Harmonie ».


Le Concert Impromptu, quintette à vent
Juin 2019

Travail sur une création de Bruno Giner.

Le Concert Impromptu

Fondé en 1991, Le Concert impromptu est l’un des grands ensembles de musique de chambre français présent sur les scènes nationales et internationales.

Il se consacre au répertoire et à l’essor du quintette à vent en explorant un univers éclectique, et déploie de nouvelles formes d’écriture scénique grâce à la création de ses propres cross opéras.

Le Concert Impromptu :
Yves Charpentier, flûte et direction artistique
Violaine Dufès, hautbois et danse
Jean-Christophe Murer, clarinette
Antonin Bonnal, cor
Pierre Fatus, basson

www.le-concert-impromptu.com


Philippe Manoury, compositeur
Avril 2019

Ecriture d’un livre sur la création musicale pour les éditions Odile Jacob.
La musique occidentale est basée sur 12 notes. Philippe Manoury écrira 13 leçons de musique pour éclairer les amateurs et les gens curieux sur ce qui agite le cerveau de ceux qui ont à cœur de composer ce qui n’existe pas... encore.

Philippe Manoury

Né en 1952 à Tulle, Philippe Manoury commence la musique vers l’âge de 9 ans. Au moment de ses études de piano avec Pierre Sancan, il présente ses premières compositions à Gérard Condé qui le présente à Max Deutsch, qui fût l’élève d’Arnold Schœnberg à Vienne au début du XXème siècle. Il suit ses cours à l’École Normale de Musique de Paris où il travaille également l’harmonie et le contrepoint. Il étudie parallèlement l’écriture avec Philippe Drogoz, ainsi que l’analyse musicale avec Yves-Marie Pasquet. Il continue ses études au CNSM de Paris où il emporte le premier prix de composition dans la classe d’Ivo Malec et de Michel Philippot et un premier prix d’analyse chez Claude Ballif.

Depuis l’âge de 19 ans, Philippe Manoury participe régulièrement aux principaux festivals et concerts de musique contemporaine (Royan, La Rochelle, Donaueschingen, Londres…), mais c’est la création de Cryptophonos par le pianiste Claude Helffer au Festival de Metz qui le fera connaître au public.

En 1978, il s’installe au Brésil et y donne des cours et des conférences sur la musique contemporaine dans différentes universités (Sao Paulo, Brasilia, Rio de Janeiro, Salvador).

En 1981, de retour en France, il est invité à l’IRCAM en qualité de chercheur. Depuis cette époque, il ne cessera de participer, en tant que compositeur ou professeur, aux activités de cet Institut. Il y développe, en collaboration avec le mathématicien Miller Puckette, des recherches dans le domaine de l’interaction en temps-réel entre les instruments acoustiques et les nouvelles technologies liées à l’informatique musicale. De ces travaux naîtra un cycle de pièces interactives pour différents instruments : Sonvs ex machina comprenant Jupiter , Pluton , La Partition du Ciel et de l’Enfer et Neptune.

De 1983 à 1987, Philippe Manoury est responsable de la pédagogie au sein de l’Ensemble InterContemporain. Il est professeur de composition et de musique électronique au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, de 1987 à 1997. De 1995 à 2001, il est compositeur en résidence à l’Orchestre de Paris. De 1998 à 2000, il est responsable de l’Académie Européenne de Musique du Festival d’Aix-en-Provence. Il a également animé de nombreux séminaires de composition en France et à l’étranger (Etats-Unis, Japon, Finlande, Suède, République Tchèque, Canada). Entre 2001 et 2003, Philippe Manoury est compositeur en résidence à la Scène nationale d’Orléans. Il vient d’achever une résidence de 3 mois à Kyoto où il s’est initié aux musiques traditionnelles japonaises.

Philippe Manoury a obtenu le Grand Prix de composition de la Ville de Paris 1998. La SACEM lui a décerné le prix de la musique de chambre en 1976, le prix de la meilleure réalisation musicale pour Jupiter en 1988 et le Grand Prix de la musique symphonique en 1999. Son opéra, K…, s’est vu décerner en 2001 le Grand Prix de la SACD, le Prix de la critique musicale et, en 2002, le Prix Pierre Ier de Monaco.

Depuis l’automne 2004, Philippe Manoury partage son temps entre l’Europe et les Etats-Unis, où il enseigne la composition à l’Université de Californie de San Diego.

Les œuvres de Philippe Manoury sont publiées au sein du groupe Universal par les Editions Durand.

L’ensemble de ses écrits est disponible sur son blog philippemanoury.com


Camille Pépin, compositrice
Mars 2019

Travail sur son premier concerto

+ Camille Pépin

Née en 1990, Camille Pépin est l’une des compositrices les plus prestigieuses de sa génération. Elle étudie au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens, puis au Pôle Supérieur de Paris où elle étudie l’arrangement avec Thibault Perrine, et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle obtient cinq premiers prix : Orchestration, Analyse, Harmonie, Contrepoint, et Fugue & Formes. Elle apprend notamment auprès des compositeurs Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Marc-André Dalbavie qui ont particulièrement marqué son parcours musical.

Lauréate de divers concours & distinctions (Concours de composition Île de Créations - ONDIF 2015, Grand Prix Sacem Jeune Compositeur 2015, Prix du public au Festival européen Jeunes Talents 2016, Prix Encouragement Musique de l’Académie des Beaux-Arts 2017), Camille vient juste d’être nommée parmi les Trente Eclaireurs de Vanity Fair 2018.

Ses œuvres sont jouées par de nombreux orchestres, ensembles et interprètes (Orchestre national d’Île de France, Orchestre national de Lyon, Orchestre Colonne, Orchestre de Caen, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de Picardie, Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon, Orchestre de Tours Région Centre Val de Loire et en musique de chambre par le Auryn Quartet, Ensemble Polygones, Raphaëlle Moreau, Célia Oneto Bensaïd, Yan Levionnois, Léa Hennino, Anne Le Bozec, Fiona McGown, Marie-Laure Garnier, Anaëlle Tourret, Anaïs Gaudemard, Adélaïde Ferrière, Hildegarde Fesneau, Trio Sora, Gerhard Quartet, Michel Supéra etc). Elles sont notamment dirigées par Nicholas Collon, Julien Leroy, Vahan Mardirossian, Leonard Slatkin, Débora Waldman, Karen Kamensek, Ben Glassberg, Léo Margue etc...

Elle est régulièrement compositrice invitée lors de festivals : Festival Présences, Festival Messiaen au Pays de la Meije, Festival d’Aix-en-Provence, Les Grandes Heures de Cluny, Festival Européen Jeunes Talents, Musikstage Mondsee, La Grange aux Pianos, Festival international de musique de Besançon-Franche-Comté, Festival Présences Féminines, Musique au Bois, EuropArt ou encore au Concours Long-Thibaud-Crespin pour lequel elle écrit l’oeuvre contemporaine imposée aux candidats finalistes en 2018.

Ses œuvres sont jouées dans les salles les plus prestigieuses (Philharmonie de Paris, Auditorium de Radio France, Het Concertgebouw Amsterdam, Elbphilharmonie de Hambourg, Wiener Konzerthaus, Kölner Philharmonie, Barbican Center London, Müpa Budapest, Bozar à Bruxelles, Konzerthuset Stockholm, Konzerthaus Dortmund, Sage Gateshead…).


Anne Le Bozec et Flore Merlin, pianistes
Juillet 2018

Travail sur le répertoire pour deux pianos qui sera donné en concert le dimanche 29 juillet à La Grave, dans le cadre du Festival Messiaen au Pays de la Meije. Ce programme proposera notamment une création de Thomas Lacôte, dont une partie a été composée à la Maison Messiaen, lors de sa résidence en novembre 2017.

Découvrez le détail du programme de ce concert au Festival Messiaen ici

+ Anne Le Bozec

Anne Le Bozec a étudié au CNSMDP et obtenu trois premiers prix dans les classes de Theodor Paraskivesco, David Walter et Anne Grappotte. Elle est titulaire du Konzertexamen de Lied à Karlsruhe dans la classe de Hartmut Höll. De nombreuses master-classes avec Leonard Hokanson, Tabea Zimmermann, Gundula Janowitz, Julia Varady, Dietrich Fischer-Dieskau, ont été l’occasion de rencontres musicales et humaines décisives.

Boursière de la Yamaha Music Foundation, de la Fondation pour la Vocation Bleustein-Blanchet, Anne Le Bozec est également lauréate des concours internationaux de Lied de Stuttgart et Lili Boulanger à Paris (Prix du meilleur pianiste accompagnateur), du Concours International de piano de Guérande (1er Prix), du Concours International de Duo Schubert und die Moderne à Graz avec la flûtiste Sandrine Tilly (2e Prix). Elle est lauréate 2009 de la Kunststiftung Baden-Württemberg.

Elle s’est produite en France, Allemagne, Angleterre, Autriche, Espagne, Italie, Suisse, Pays-Bas, Finlande, Hongrie, Jordanie, Corée, Japon, en solo et musique de chambre avec les chanteurs Christoph Sökler, Amel Brahim-Djelloul, Assumpta Mateu, Didier Henry, Cornelius Hauptmann, Philippe Huttenlocher, la flûtiste Sandrine Tilly, les violoncellistes Alain Meunier, Emmanuelle Bertrand et Grigori Alumyan, le violoniste Mikhail Ovrutsky, la pianiste Claar ter Horst, la comédienne Marie Lenoir.

Le travail du corps est une part essentielle de sa démarche artistique : elle a travaillé sous la direction du chorégraphe Hans-Werner Klohe pour sa pièce « Hugo Wolf Projekt » jouée en tournée européenne et est elle-même l’auteur de programmes mêlant musique et danse, notamment « les Heures latines » avec la flamenca Sharon Sultan.

On compte parmi ses enregistrements un disque consacré aux Lieder de Hugo Wolf avec le ténor Bernhard Berchtold (BayerRecords), un récital avec la soprano Amel Brahim-Djelloul autour des 1001 nuits (AmeSon), un récital de mélodie française sur des poèmes de la Renaissance avec le baryton Didier Henry (Maguelone), et bien d’autres.

Anne Le Bozec est professeur d’accompagnement vocal au CNSMDP et de mélodie française à la Musikhochschule de Karlsruhe, et enseigne régulièrement en master-class en Europe et en Asie.

+ Flore Merlin

Flore Merlin est diplômée du CNSM de Paris dans les classes d’Alain Planès (2010) et d’accompagnement vocal d’Anne Le Bozec (2015). Elle approfondit ses études instrumentales au Koninklijk Conservatorium Brussel et à l’Académie Sibelius d’Helsinki. Flore Merlin prépare actuellement un master de direction de chant au CNSM de Paris. La musique de chambre tient aussi une grande place dans ses activités et elle se produit dans de nombreux festivals. Son interprétation de la pièce Territoires de l’oubli de Tristan Murail au Festival Messiaen au pays de la Meije 2017 a été très remarquée.


Frédéric Durieux, compositeur
Juillet 2018

Travail sur la partition de L’Etude en Alternance n°3 - Filer pour flûte, clarinette, violon, alto, violoncelle & piano, qui sera créée à Palerme le 18 septembre 2018, et interprétée par l’Ensemble Linea de Strasbourg dirigé par Jean-Philippe Wurtz.

+ Frédéric Durieux

Frédéric Durieux est né à Paris en 1959. Après un premier prix d’écriture au conservatoire de région de Grenoble en 1980, il continue ses études au conservatoire de Paris dans les classes d’analyse et de composition de Betsy Jolas et d’Ivo Malec. Il obtient le premier prix d’analyse en 1984 et le premier prix de composition en 1986. Il poursuit sa formation avec Alain Poirier en analyse et André Boucourechliev en composition et participe à des master classes avec Brian Ferneyhough, Franco Donatoni, Gérard Grisey, Hugues Dufourt, György Ligeti et Tristan Murail.

Le catalogue des œuvres de Frédéric Durieux comprend aujourd’hui plus d’une quarantaine de partitions. Le quatuor Here, not There, commande de l’Ircam et du printemps des arts de Monaco, a été créé en 2007, mais connait ensuite une version étendue, créée en 2009. Il travaille actuellement sur un cycle vocal pour la soprano Donatienne Michel-Dansac, une pièce pour ensemble de voix et percussion Sammlung qui sera créée en janvier 2011, des pièces pour piano seul, ainsi qu’un concerto pour violoncelle pour Radio France. Il participe régulièrement à des émissions radiophoniques sur France Musique.

Officier des Arts et des Lettres, Frédéric Durieux a obtenu le Prix 2005 de Composition de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour son œuvre pour orchestre Traverses 1, 2 et 3.


Florentine Rey, poète
Résidence en partenariat avec l’association « À Vaulx Projets »
Juin 2018

Basée non loin de la Maison Messiaen, l’association « À Vaulx Projets » a pour objet de favoriser la convivialité, l’entraide et le bien-être des habitants du plateau matheysin, notamment à travers des actions culturelles autour de la poésie.
Ainsi, la Maison Messiaen accueillera la poète Florentine Rey pour une semaine de résidence, au cours de laquelle plusieurs temps de rencontre avec les habitants du territoire sont prévus. Le travail de poésie sera axé sur la thématique des oiseaux, chère à Messiaen.

Rencontre/atelier d’écriture avec un groupe d’enfants de CE1, CE2, CM1 :
Lundi 4 juin 2018 de 14h15 à 16h15 à l’école de Notre-Dame de Vaulx

+ Florentine Rey

Florentine Rey est écrivain, poète et performeuse.
Elle est née à Saint-Etienne en 1975.

Des études de piano intensives affinent sa sensibilité, lui apprennent l’exigence. Une année d’hypokhâgne lui fait rencontrer la philosophie. Elle entre ensuite à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. À la fin de ses études, elle créé une structure de production artistique où se croisent l’art et la technologie.

Six ans plus tard, la nécessité d’écrire et de créer la rattrape. Elle se consacre aujourd’hui à l’écriture et à la performance. Son travail interroge notamment le corps et le féminin.


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Roger Muraro@V. Catala

Roger Muraro, pianiste
Mai 2018

Master-class avec 4 étudiants de sa classe de piano du CNSMD de Paris.

+ Roger Muraro

Né à Lyon en 1959 de parents vénitiens, Roger Muraro entreprend dans sa ville natale des études de saxophone avant de faire ses gammes au clavier en autodidacte.

À dix-neuf ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul qui fait l’unanimité de la critique. Son exécution sans partition des Vingt Regards sur l’Enfant Jésus ou encore de la somme du Catalogue d’oiseaux est considérée non seulement comme une gageure, mais comme une appropriation intime de l’œuvre de Messiaen à laquelle il s’identifie totalement.

Doté d’une technique éblouissante, étudiant plusieurs années avec Eliane Richepin, il a été lauréat des Concours Tchaïkovski de Moscou et Franz Liszt de Parme – son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité. Son art à la fois onirique et lucide, imaginatif et rigoureux s’applique tout autant à Moussorgski, Ravel, Albéniz, Rachmaninov, Debussy, qu’à Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann dont il sait dégager l’émotion, les couleurs, le romantisme à fleur de peau et les ambiances sonores.

Éclectique, ouvert sur un monde musical sans frontière, il dispense désormais son expérience de pianiste et son savoir de pédagogue aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

www.rogermuraro.com


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Simon-Pierre Bestion ©Huber Caldagues

Simon-Pierre Bestion, chef d’orchestre et de chœur
Février 2018

Travail de création et de mise en scène.

+Simon-Pierre Bestion

Biographie
Né en 1988, Simon-Pierre Bestion étudie au CRR de Nantes où il obtient un prix d’orgue dans la classe de Michel Bourcier, ainsi qu’un prix de formation musical. Il se forme parallèlement au clavecin avec Laure Morabito et Frédéric Michel. En 2006, Simon-Pierre Bestion est finaliste du concours international d’orgue de Béthune. Son goût pour la composition et la musique contemporaine l’amène à découvrir la polyphonie vocale. Il se forme alors à la direction de chœur au CRR de Nantes puis intègre la classe de Nicole Corti au CNSMD de Lyon où il reçoit les conseils précieux de chefs tels que Régine Théodoresco, Roland Hayrabédian, Geoffroy Jourdain, Joël Suhubiette... Sa passion pour la musique ancienne et la direction l’amène à fonder en 2007, avec la gambiste Julie Dessaint, l’ensemble de musique de chambre Europa Barocca qu’il complète avec la création du chœur Luce del Canto. Ces deux formations se réunissent en 2015 pour devenir la compagnie La Tempête.


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Thomas Lacôte

Thomas Lacôte, compositeur et organiste
Novembre 2017

Travail de composition de l’œuvre « Uchronies pour deux pianos », dont la Création est prévue le 29 juillet au Festival Messiaen au Pays de la Meije (interprètes : Anne Le Bozec et Flore Merlin).

+Thomas Lacôte

Thomas Lacôte est titulaire du grand orgue de l’église de la Trinité, tribune qui fut pendant 60 ans celle d’Olivier Messiaen, après avoir été à partir de 2002 titulaire du grand orgue de la cathédrale de Bourges. Il est nommé en 2014 professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il fut pendant 6 ans l’assistant de Michaël Levinas. Formé dans ce même établissement, il y a obtenu 5 premiers prix entre 2002 et 2006.

Ses activités musicales multiples associent composition, improvisation, interprétation, pédagogie et recherche. Son cycle d’Etudes pour orgue (2006-2015) propose un renouvellement de l’approche de l’instrument en repensant les liens entre écriture et timbre. Parmi ses dernières œuvres, Torpeurs, pour deux voix et quatuor à cordes, commande de l’Académie du Festival d’Aix en Provence, créée durant le Festival 2015, Etude de transparence pour orgue à 4 mains, créée à Notre-Dame de Paris, et Rursum funde, pour ensemble, commande de Radio-France créée par l’ensemble Court-Circuit en 2016. En 2013 paraît chez Hortus un premier disque monographique, enregistré à la Trinité, intitulé « The Fifth hammer ». Ses oeuvres sont disponibles aux Editions Lemoine et chez Gérard Billaudot Editeur.

Parallèlement, il se produit régulièrement en concert sur les orgues les plus divers, associant répertoire et improvisation. En 2016, il est membre du jury du concours international d’improvisation à l’orgue de Haarlem (PB) et inaugure le cycle de concerts "La Fabrique de ll’orgue" de la Maison de Radio-France par un concert intitulé "L’orgue, laboratoire du compositeur". En 2017, il est l’invité du Festival de La Chaise-Dieu, donne le concert d’ouverture du festival KlangMixturen de Cologne, ainsi qu’une conférence et un récital pour le forum annuel du Royal College of Organists à Londres ; il intervient également lors de conférences au Festival Messiaen au pays de la Meije, et au congrès annuel de l’American Musicological Society (U.S.A.).

Avec les musicologues Y. Balmer et C. Murray, Thomas Lacôte mène depuis plusieurs années un important travail de recherche sur l’œuvre d’Olivier Messiaen, conduisant à la publication de plusieurs articles dans des revues internationales (XXth Century Music, Journal of the American Musicological Society) et la rédaction d’un ouvrage en préparation aux éditions Symétrie (Le modèle et l’invention : Olivier Messiaen et la technique de l’emprunt). En 2015, Thomas Lacôte co-dirige également la publication de Résonances Polyphoniques, Hommage à Michaël Levinas, ouvrage édité par le Conservatoire de Paris.

Son carnet de recherche en ligne, "Phtoggos", relie ses différentes activités au sein d’une même démache de recherche et de création en musique.

En 2012, Thomas Lacôte reçoit le Prix Del Duca de L’académie des Beaux-Arts-Institut de France. Ses travaux ont été soutenus par la Bourse des Muses, la Fondation des Treilles et la Fondation Robert et Marcelle de Lacour.

https://www.thomaslacote.com


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Roger Muraro@V. Catala

Roger Muraro, pianiste
Juillet 2017

2 masterclass avec la participation de Baptiste Tricot, Bastien Dollinger, Yeli Jeong, Martin Perenom, Alexandre Lory et Clément Lefebvre.

+ Roger Muraro

Né à Lyon en 1959 de parents vénitiens, Roger Muraro entreprend dans sa ville natale des études de saxophone avant de faire ses gammes au clavier en autodidacte.

Á dix-neuf ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul qui fait l’unanimité de la critique. Son exécution sans partition des Vingt Regards sur l’Enfant Jésus ou encore de la somme du Catalogue d’oiseaux est considérée non seulement comme une gageure, mais comme une appropriation intime de l’œuvre de Messiaen à laquelle il s’identifie totalement.

Doté d’une technique éblouissante, étudiant plusieurs années avec Eliane Richepin, il a été lauréat des Concours Tchaïkovski de Moscou et Franz Liszt de Parme – son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité. Son art à la fois onirique et lucide, imaginatif et rigoureux s’applique tout autant à Moussorgski, Ravel, Albéniz, Rachmaninov, Debussy, qu’à Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann dont il sait dégager l’émotion, les couleurs, le romantisme à fleur de peau et les ambiances sonores.

Éclectique, ouvert sur un monde musical sans frontière, il dispense désormais son expérience de pianiste et son savoir de pédagogue aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

www.rogermuraro.com


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Quatuor Arod © V. Chen

Benjamin Attahir, compositeur et le Quatuor Arod
Résidence en partenariat avec La Belle Saison – Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
Juillet 2017

Travail des instrumentistes avec le compositeur, sur l’œuvre « Al ‘Asr », composée pour le quatuor. Création le jeudi 5 octobre 2017 au Théâtre de Coulommiers.

Restitution/Rencontre avec les habitants :
Mercredi 5 juillet à 17h30 à la médiathèque La Matacena à La Mure.

Découvrez un aperçu de cette résidence ici

+ Benjamin Attahir

Né à Toulouse en 1989, Benjamin Attahir commence par l’apprentissage du violon puis, très tôt se passionne pour la composition. Il compte parmi ses maîtres Alain Louvier, Édith Canat de Chizy, Marc-André Dalbavie, Laurent Petitgirard, Gérard Pesson, ainsi que Pierre Boulez.
Parallèlement, il perfectionne sa pratique du violon auprès d’Ami Flammer et se produit au sein de formations tels que le Jersey Chamber Orchestra, l’Ensemble Intercontemporain...
Benjamin Attahir a été deux fois lauréat du Concours Général et s’est vu décerner à deux reprises de prix de la SACEM.
Il remporte en 2013 un premier prix au USA International Harp Competition de Bloomington pour la pièce De
l’obscurité II pour harpe seule, aussi imposée pour l’édition 2014 du concours international Lili Laskine à Paris. En 2015, c’est le Concours International de la ville de Boulogne qui lui attribue un premier prix pour sa pièce de clavecin La Capricieuse.
Il est aussi lauréat de la Tribune Internationale des Compositeurs de l’UNESCO (2011), primé deux fois par l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France (dont Prix Pierre Cardin 2015) et reçoit en 2016 le prix Francis et Mica Salabert de la SACEM.

Ses œuvres sont jouées pas divers ensembles et orchestres (l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de Lucerne, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki, le Tokyo Sinfonietta, l’Orchestre National de Lorraine, l’Orchestre Colonne, l’Orchestre de l’Opéra de Massy, l’Orchestre de Caen, Le Balcon, Les Éléments…) et dans les salles telles que la Philharmonie de Paris, le Nouvel Auditorium de Radio France, le KKL de Lucerne, le Théâtre du Châtelet, l’Arsenal de Metz, la Tonhalle de Düsseldorf, les Invalides, le 104, la Halle aux Grains de Toulouse, l’espace de projection de l’IRCAM ou encore le Suntory Hall de Tokyo.

En novembre 2012, il est invité en tant que violoniste et compositeur à créer une pièce concertante dans le cadre de la programmation du London Symphony Orchestra au LSO St Lucke’s et dirige à Paris la première de son opéra-ballet L’appel d’Ereshkigal. En 2015, il poursuit sont exploration du domaine scénique en dirigeant la création de sa réécriture du premier opéra en langue française, La Pastorale d’Issy de 1659 dont seul le livret subsiste.

Il travaille actuellement à une commande Philhamonie de Paris / Théâtre Liyuan de Quanzhou (Chine), du quatuor Arod, du quatuor Van Kuijk, à un concerto pour piano pour l’ouverture de la Boulez-Saal – Berlin, dirigé et interprété par Daniel Barenboim (septembre 2017), une pièce d’orchestre pour la Staatkapelle – Berlin (octobre 2017), ainsi qu’à un concerto pour violon pour Renaud Capuçon (18/19).
Benjamin Attahir est pensionnaire à la Villa Médicis pour l’année 2016-2017 et sera compositeur en résidence à
l’Orchestre National de Lille pour les saisons 17/18 et 18/19. Ses œuvres sont éditées aux éditions Durand Salabert (Universal Music Publishing).

+Quatuor Arod

Jordan Victoria – violon
Alexandre Vu – violon
Corentin Apparailly – alto
Samy Rachid – violoncelle

Créé en 2013, le Quatuor Arod remporte le Premier Prix du Concours International de l’ARD de Munich en 2016. Il avait déjà remporté le Premier Prix du concours Carl Nielsen de Copenhague en 2015 et le Premier Prix du Concours européen de la FNAPEC en 2014.
En 2017 et 2018, le Quatuor Arod se produira notamment à l’Auditorium du Louvre, au Théâtre des Bouffes du Nord et à la Philharmonie de Paris, à l’Arsenal de Metz, à Bordeaux et à Montpellier, à Bozar (Bruxelles), à Schloss Elmau, au Mozarteum de Salzbourg, au Black Diamond de Copenhague, au Konzerthaus de Vienne, au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Tonhalle de Zurich, au Wigmore Hall de Londres, à Tokyo, en Finlande, en Suisse, en Italie ou encore en Serbie.
Le Quatuor Arod se produit aussi dans de nombreux festivals : Verbier et Montreux (Suisse), Aix-en-Provence, Menton, Salon-de-Provence, Folle Journée de Nantes, Prades, Heidelberg, Rheingau, Mecklenburg-Vorpommern, Bremen Musikfest, Mozartfest Würzburg, Spring Music Festival de Prague…

Le Quatuor Arod collabore avec des artistes tels que les altistes Amihai Grosz et Mathieu Herzog, le pianiste Eric Lesage, les clarinettistes Martin Fröst, Romain Guyot et Michel Lethiec ou encore les violoncellistes Raphaël Pidoux, Harriet Krijgh, François Salque et Bruno Philippe.
En 2017, il crée le premier quatuor à cordes du compositeur français Benjamin Attahir (commande de La Belle Saison, de ProQuartet et du Quatuor Arod).
Le Quatuor Arod enregistre pour le label Erato Warner Classics. Son premier disque consacré à Mendelssohn sortira à l’automne 2017.
Le Quatuor bénéficie de l’enseignement de Mathieu Herzog et de Jean Sulem et est actuellement en résidence à la Chapelle Musicale de la Reine Elisabeth de Bruxelles dans la classe du Quatuor Artemis. Il travaille par ailleurs régulièrement avec le Quatuor Ebène et le Quatuor Diotima.
Le Quatuor Arod est en résidence à la Fondation Singer-Polignac et à ProQuartet - CEMC. Il est lauréat HSBC de l’Académie du Festival d’Aix, et des Fondations Banque Populaire et Safran.


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Fuminori Tanada © AIDA

Fuminori Tanada, compositeur
Avril 2017

Travail de composition.

Rencontre avec les habitants :
Vendredi 14 avril à 18h à la Maison Messiaen

+ Fuminori Tanada

Fuminori Tanada étudie la composition, l’écriture et l’accompagnement à l’Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo avec Yoshio Hachimura et Henriette Puig-Roget. De 1984 à 1987, il est boursier du gouvernement français et admis au Conservatoire de Paris dans les classes de Claude Ballif, Paul Méfano, Serge Nigg, Betsy Jolas. Après avoir obtenu trois premiers prix en composition, orchestration et accompagnement au piano, il suit le cycle de perfectionnement en composition. Pianiste de l’ensemble l’Itinéraire, Fuminori Tanada est très actif en tant qu’interprète du répertoire contemporain.


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Projet « À travers chants »
Décembre 2016

Formation de chef de chœur d’enfants, sous la direction de Nicole Corti, chef du chœur Britten et co-directrice artistique de Spirito, assistée par Benjamin Lunetta.

+ À travers chants

Convaincu des bénéfices de la pratique musicale pour les enfants et dans la volonté d’offrir aux jeunes isérois une proposition originale, le Département de l’Isère a confié à l’AIDA la mission de développer le dispositif musical « À travers chants » en faveur des enfants de l’Isère, notamment ceux éloignés des centres urbains et de leurs propositions culturelles.

« À travers chants » (du nom d’un ouvrage d’Hector Berlioz, enfant de La Côte-Saint-André) est un dispositif qui porte la conviction du rôle de la voix comme vecteur possible de transformations humaines profondes. Il est proposé aux enfants du 3ème cycle dans les cadres variés offerts par les collectivités de l’Isère, dont principalement les NAP (Nouvelles activités périscolaires).

La polysémie du titre « À travers chants » évoque à la fois la ruralité et la vocalité. En effet, l’idée est bien d’amener l’apprentissage de la musique jusque dans les plus petites communes n’ayant pas forcément les ressources pour proposer aux enfants des enseignements artistiques de qualité. De plus, ce dispositif met en avant la voix, instrument de musique invisible et le mieux partagé, qui permet d’approcher la musique avec des résultats rapidement enthousiasmants et motivants.

Les ateliers permettent aux enfants de développer, par la pratique vocale, leur singularité et de se construire avec et par rapport aux autres. Dans la continuité du travail d’éducation à l’école, le projet participe à l’acquisition des bases de la pratique vocale par l’exploration de nouveaux moyens d’expressions : le développement de l’imaginaire, le travail de la respiration et du geste vocal.


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Jean-François Heisser ©T. Chapuzot

Jean-François Heisser, pianiste et chef d’orchestre
Septembre 2016

Séjour de travail en prévision de plusieurs concerts au Festival Musica de Strasbourg.

+ Jean-François Heisser

« Artiste complet », l’expression prend tout son sens avec Jean-François Heisser, pianiste, chef d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la curiosité sans cesse en éveil. Né à Saint-Etienne, il est l’héritier de Vlado Perlemuter, Henriette Puig-Roget et Maria Curcio. Il enseigne le piano depuis 1991 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Parmi ses disciples on peut citer Bertrand Chamayou et Jean-Frédéric Neuburger avec lesquels il entretient une relation de grande complicité musicale.

Son activité est aujourd’hui partagée entre une carrière de soliste, de directeur musical de l’Orchestre Poitou-Charentes (depuis 2001), de chef invité, et aussi de directeur artistique pour différentes structures et programmations de premier plan. Sa discographie compte plus de 40 enregistrements : après le grand succès des œuvres de Paul Dukas (Diapason d’or de l’année) il collabore avec Erato (Coffret de 6 CD consacrés au répertoire espagnol, Schumann, Brahms, Saint Saëns, Debussy, etc) puis Naïve (Beethoven, Brahms) et Praga Records (Weber, Berg, Manoury, Bartok…). Il enregistre aujourd’hui essentiellement pour Mirare avec l’Orchestre Poitou-Charentes (Falla, Wien 1925, Dubois, American Journey) et les Musicales Actes Sud (Albéniz, Mompou).

Soliste, il joue sous la direction des plus grands chefs tels que Janowski, Tilson-Thomas, Segerstam, Krivine, Mehta, Plasson, Roth etc avec, entre autres, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Royal Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de Paris, le Bayerischer Rundfunk, l’Orchestre National de France, Les Siècles... Il se produit beaucoup en récital avec une prédilection pour Beethoven (Sonates, Variations Diabelli etc..), Brahms, Chopin, le répertoire espagnol (Albéniz, Falla, Granados, Mompou) et bien sûr les grands compositeurs français d’hier et aujourd’hui.
Outre les grands concertos et les pièces majeures du répertoire pianistique, il a beaucoup défendu les œuvres du XXème siècle et la création contemporaine : Turangalilâ-Symphonie et Des Canyons aux Étoiles d’Olivier Messiaen sous la direction de Mehta, Janowski ou Segerstam ; Klavierstücke, Mantra et Kontakte de Karlheinz Stockhausen ; création, entre autres, des Concertos pour Piano de Gilbert Amy et de Nguyen Thien Dao, ainsi que de trois œuvres majeures de Philippe Manoury : La Ville, Veränderungen pour piano seul et Terra Ignota pour piano et 22 musiciens.
Son exigence d’interprète le conduit à jouer régulièrement sur pianos historiques (Weber : Les quatre Sonates - Praga Records -, Konzertstück - Mirare -). Avec le chef François-Xavier Roth et son orchestre "Les Siècles", il alterne claviers modernes (les trois Concertos de Bartók) et instruments d’époque (Saint-Saëns et Brahms).

Chambriste, Jean-François Heisser a bien évidemment parcouru tout le répertoire avec des partenaires tels que les Quatuors Ysaye, Lindsay et Pražák. Si son enregistrement des sonates de Bartok avec Peter Csaba (Praga) demeure aujourd’hui incontournable, il a aussi beaucoup défendu le répertoire à 4 mains et 2 pianos, avec notamment G.Pludermacher, M.J Jude et J.F Neuburger, n’hésitant pas à réaliser de magnifiques transcriptions pour deux pianos dont celle du Sacre du Printemps ou encore de la Symphonie Fantastique (enregistrement paru en 2015 chez Actes Sud)

Directeur musical, il développe depuis 2001 le projet de l’Orchestre Poitou-Charentes qu’il a hissé au plus haut niveau des formations de chambre françaises, ainsi qu’en attestent les enregistrements réalisés pour le label Mirare : la version primitive de L’Amour Sorcier de Falla et le Kammerkonzerte de Berg, salués unanimement par la presse, sont désormais des références. L’intégrale des Concertos de Beethoven dirigés du piano est paru en 2015.

Directeur artistique, sa complicité avec les Editions Actes-Sud l’a conduit à assurer la programmation des Soirées Musicales d’Arles. A partir de 2015, il est conseiller artistique du Festival de l’Orangerie de Sceaux. Enfin, pour perpétuer l’œuvre et le souvenir de son maître Vlado Perlemuter, interprète « historique » des grands compositeurs français, Jean-François Heisser est Président de l’Académie internationale Maurice Ravel, haut lieu de formation de jeunes talents. Son ambition est d’assurer à ces rencontres une dimension internationale. Il est rejoint depuis 2015 par la fondation Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française.

www.jeanfrancoisheisser.com


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Yom © Framboise Estéban

Yom, clarinettiste
Août 2016

Travail de composition (notamment sur une œuvre pour clarinette et orgue qui sera interprétée au Festival Détours de Babel en avril 2018, avec l’organiste Baptiste-Florian Marle-Ouvrard)

+ Yom

Yom débute à l’école de musique de son quartier : d’abord la flûte à bec, puis la clarinette qu’il joue de sa main gauche, alors que le professeur joue la droite. En 1990, il entre au conservatoire à rayonnement régional de Paris. Formé par le clarinettiste et compositeur Franck Séguy, et par Richard Vieille, il obtient en 1997 le premier prix de clarinette au CNR de Paris2.

Yom s’adonne alors à son autre passion : le klezmer. Pour Yom, cette musique des joies et des peines ashkénazes, est un lien entre la judaïté maternelle et l’héritage instrumental de son grand-père clarinettiste. Il entre dans l’Orient Express Moving Shnorers qui devient Klezmer Nova en 2001. Il tournera avec les groupes jusqu’en 2007, période à laquelle il décide de se consacrer à des projets plus personnels.

Son premier album New King of Klezmer Clarinet paraît en 2008. Il y enfilait avec aisance le costume clinquant de son idole, le gangster musical Naftule Brandwein. Yom a ensuite mis de côté le sur-mesure pour s’aventurer sur un terrain plus personnel avec le magistral « Unue » paru en 2009, album de duos avec de remarquables musiciens de tous horizons (Denis Cuniot, Wang Li, Ibrahim Maalouf, Farid D…).

2010-2011 signe un nouveau tournant dans son parcours, la naissance de son groupe les Wonder Rabbis avec lequel Yom enfile un nouveau costume, celui d’un super-héros venu répandre son amour pour la musique, qu’elle vienne d’Europe de l’Est ou d’influences plus électriques et actuelles.

En parallèle, les échanges avec Wang Li, joueur de guimbarde chinois, se poursuivent et donnent naissance à l’album Green Apocalypse (2012), véritable ovni musical et aboutissement esthétique et humain de leurs réflexions et inquitétude face aux ravages causés par l’homme à la nature.

Tout en travaillant à de nouvelles créations avec des formations diverses (Le Silence de l’Exode, les Yiddish Cowboys…), Yom poursuit ses expérimentations, et livre en Septembre 2013 un cinquième album au son électro, The Empire of Love.

www.yom.fr


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Roger Muraro@V. Catala

Roger Muraro, pianiste
Août 2016

2 sessions de masterclass avec la participation d’Emmanuelle Bouillot et Melvil Chapoutot puis avec Delphine Armand, Yun Ho Chen, Jo Hyeonjun et Kirill Zweginstow

Rencontre avec les habitants :
Mercredi 10 août à 18h à la Maison Messiaen

+ Roger Muraro

Né à Lyon en 1959 de parents vénitiens, Roger Muraro entreprend dans sa ville natale des études de saxophone avant de faire ses gammes au clavier en autodidacte.

Á dix-neuf ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul qui fait l’unanimité de la critique. Son exécution sans partition des Vingt Regards sur l’Enfant Jésus ou encore de la somme du Catalogue d’oiseaux est considérée non seulement comme une gageure, mais comme une appropriation intime de l’œuvre de Messiaen à laquelle il s’identifie totalement.

Doté d’une technique éblouissante, étudiant plusieurs années avec Eliane Richepin, il a été lauréat des Concours Tchaïkovski de Moscou et Franz Liszt de Parme – son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité. Son art à la fois onirique et lucide, imaginatif et rigoureux s’applique tout autant à Moussorgski, Ravel, Albéniz, Rachmaninov, Debussy, qu’à Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann dont il sait dégager l’émotion, les couleurs, le romantisme à fleur de peau et les ambiances sonores.

Éclectique, ouvert sur un monde musical sans frontière, il dispense désormais son expérience de pianiste et son savoir de pédagogue aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

www.rogermuraro.com